De façon générale, voici quels sont les droits de la personne placée sous tutelle, sous curatelle ou sous mandat.
Une personne incapable de s’occuper d’elle-même ou de ses biens a le droit de se faire représenter par un avocat, si elle le désire, à toutes les étapes de la procédure judiciaire d’ouverture d’un régime de protection ou d’homologation d’un mandat. Elle peut aussi se faire représenter par un avocat pour contester son inaptitude.
Si la personne est incapable de s’exprimer pendant l’interrogatoire par le tribunal, un conseiller juridique peut défendre ses intérêts.
Le droit à l’information
La personne inapte doit être consultée avant qu’une décision ne soit prise à son sujet et en être informée une fois que cette décision est prise.
Le droit de consentir à des soins
Une personne inapte a le droit de consentir à des soins ou de les refuser en toute légalité si elle en comprend la nature et la portée.
Le tuteur, le curateur ou le mandataire d’une personne inapte doit veiller à son bien-être et protéger ses biens. Cela signifie qu’il doit aussi défendre les droits de cette dernière au plan juridique :
En cas de poursuite judiciaire, lorsqu'un adulte en perte d'autonomie est protégé par deux représentants — l'un à la personne, le second aux biens — c'est au représentant à la personne qu'il revient de défendre ses droits. Même si la poursuite concerne les biens. Les frais sont payés à même le patrimoine de l’adulte protégé.
Toute personne sous protection a le droit à une révision de la mesure qui la protège, si elle le demande.
Par ailleurs, à l'exception du mandat, une réévaluation doit systématiquement avoir lieu :
Tout comme l'évaluation initiale, la réévaluation comprend, elle aussi, deux volets, médical et psychosocial.
Le cas du mandat
La personne sous mandat a le choix de révoquer ce dernier ou non, une fois le retour à l'aptitude constaté.
Les rapports de réévaluation recommandent le maintien de la mesure : celle-ci continuera à s'exercer jusqu'à la prochaine réévaluation.
Les rapports de réévaluation recommandent d'abolir ou de modifier la mesure : la personne sous protection ainsi que son représentant recevront une copie de ces rapports, et la troisième sera déposée au tribunal du district judiciaire où réside la personne.
Si le représentant d’une personne inapte néglige ses responsabilités ou qu’il abuse de sa position, la personne protégée a le droit de demander au tribunal son remplacement.
Le conseil de tutelle, l'un des proches de la personne sous protection et le directeur de l'établissement de santé où celle-ci reçoit des soins peuvent également demander le remplacement du représentant.
Il est aussi possible de porter plainte auprès :


