Des biens (maison, actions, obligations, argent liquide, souvenirs de famille de valeur, etc.) viennent d'être légués à l'enfant dont vous administrez les biens à titre de parent ou de tuteur datif.
Vous renoncez à la succession
Après analyse de la situation, il est plus avantageux pour l’enfant que vous renonciez à la succession : vous pouvez le faire par acte notarié ou par déclaration judiciaire. L’héritage devenant alors une succession non réclamée, vous devez en aviser Revenu Québec.
Telle est la première question à vous poser.
Attention : les indemnités versées à l’enfant par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) ou par la Société de l’assurance automobile du Québec à la suite du décès du parent ne font pas partie de la succession : elles ne doivent pas servir à rembourser les dettes du défunt. Elles appartiennent à l’enfant. Tout comme le montant d’une assurance-vie dont il serait bénéficiaire, si celle-ci ne fait pas l’objet d’une clause dans le testament.
En principe, vous devez les conserver et les administrer. Cependant, en cas de nécessité (frais d’entretien ou de réparation trop élevés, etc.), le conseil de tutelle peut vous autoriser à les vendre, ou le tribunal si leur valeur dépasse 25 000 $.
Code civil : critères de vente d'un bien immobilier (article 213)
Même s’ils ne sont pas présumés sûrs, vous pouvez conserver les placements existants jusqu’à ce qu’ils arrivent à échéance.
Vous décidez de vous en départir avant cette date? Vous devrez agir avec discernement, en tenant compte des fluctuations du marché. Dans les deux cas, vous devrez les réinvestir dans des placements présumés sûrs.


