La loi et la protection du mineur
Que se passe-t-il si l’enfant accomplit un acte juridique pour lequel il devrait être représenté (exemple : vente d’un bien de valeur importante)? Seul son tuteur peut demander l’annulation ou la réduction des obligations qui en découlent auprès du tribunal s’il peut prouver le préjudice causé.
C’est à 18 ans, âge de la majorité au Québec, que l’enfant devient pleinement apte à exercer tous ses droits civils (exemples : conclure un contrat important, disposer d’importants montants d’argent, faire un emprunt). Avant cet âge, il ne peut agir seul. Il doit être assisté et représenté par ses parents ou par son tuteur datif, sous l’autorité desquels il est placé. C’est ce qu’en langage juridique on appelle l’incapacité du mineur.
Cependant, cela ne signifie pas pour autant que cette incapacité est totale : celle-ci varie en fonction de son âge, de sa maturité, de son degré de discernement et de la nature des actes à accomplir.
La loi reconnaît à l’enfant mineur :
Exemples
L’enfant peut :
Si le mineur a des revenus élevés ou qu’il fait des dépenses inconsidérées, le tuteur peut demander au tribunal de fixer les sommes dont l'enfant pourra disposer.
À partir de 14 ans, l’enfant est considéré comme majeur par le Code civil concernant tout ce qui touche à son travail ou à la pratique d’un art ou d’un sport. Il peut aussi faire tous les actes qui y sont liés (location d’un local de travail et paiement d’un bail, achat de matériel spécialisé…), en plus de disposer de l’argent qu’il gagne pour combler ses besoins courants.
L’âge de 14 ans constitue donc une étape importante dans l’acquisition progressive de l'autonomie du mineur. C’est aussi à partir de cet âge qu’on doit l’informer sur la gestion de ses biens en lui fournissant annuellement un rapport d’administration, quand la tutelle est sous la surveillance d’un conseil de tutelle et du Curateur public.
À 16 ans ou plus, le mineur peut :


