Que la garde du mineur ait été confiée au père, à la mère ou à une autre personne, les parents conservent le droit et l'obligation d’assurer l’entretien et l'éducation de l’enfant suivant leurs moyens financiers.
En plus des obligations liées à la tutelle légale, les parents ont des obligations particulières envers leur enfant mineur en vertu du Code civil du Québec.
Un enfant est placé sous l’autorité de son père et de sa mère. C’est ce qu’on appelle l’autorité parentale. Parmi les responsabilités découlant de cette autorité, les parents ont, entre autres, des obligations alimentaire et d’entretien envers l’enfant. Plus généralement, l'autorité parentale peut se définir comme étant l’ensemble des droits, devoirs et obligations qu’ont le père et la mère pour s’occuper de l’enfant mineur aux plans matériel, psychologique, moral, intellectuel et physique.
Obligation alimentaire et perte de la tutelle légale
Lorsque les parents s’acquittent mal de leur tâche de tuteurs légaux, le tribunal confie la tutelle à une autre personne. Que le père et la mère conservent ou non l’autorité parentale, ils ont toujours une obligation alimentaire envers l’enfant. Le tuteur datif aux biens qui les remplace doit leur demander de contribuer aux dépenses du mineur quand ils en ont les moyens.
Font partie de l’obligation alimentaire non seulement la nourriture, mais aussi les vêtements, le logement, les études, les soins personnels ou de santé, le transport, les loisirs, etc.
S’ils ont un emploi stable ou d’autres sources de revenus, les parents doivent s’acquitter gratuitement des obligations découlant de l’autorité parentale, en entamant le moins possible le patrimoine du mineur.
Par contre, si le patrimoine de l’enfant provient d’une rente de décès versée mensuellement par un organisme public, les sommes peuvent être utilisées pour subvenir à ses besoins. Il en est de même pour l’indemnité de décès pour personne à charge versée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).
Dans des situations exceptionnelles (décès du père ou de la mère, parents dans le besoin, enfant handicapé, etc.), il est possible de déroger à cette obligation, mais toujours en tenant compte de l’intérêt de l’enfant. Avec l’approbation du conseil de tutelle, on pourra se référer aux modalités de recours exceptionnel s’il s’agit de dépenses concernant l’éducation, la santé ou l’intégration au travail du mineur.
Exemples
Obligation alimentaire réciproque
Selon le Code civil du Québec, l’obligation alimentaire est réciproque entre les parents et l’enfant, même mineur. Lorsque les premiers sont dans le besoin, le tribunal peut décider que c’est à l’enfant d’assumer cette obligation, si ses moyens sont considérables. (Voir l'article 585 du Code civil.)
Quand les biens de l’enfant ne sont pas utilisés pour subvenir aux besoins du père et de la mère, qu’ils sont conservés à son nom, et que les parents reçoivent des prestations d’aide ou de solidarité sociale, ceux-ci gardent le droit de recevoir de telles prestations en vertu de la loi.
Il pourrait exceptionnellement être appelé :
à assumer certaines de ses dépenses, compte tenu de la situation financière de ses parents et de ses besoins personnels (il serait alors approprié de consulter le conseil de tutelle et le Curateur public);
Dès que les sommes ou les biens administrés depuis le début de la tutelle dépassent 25 000 $, les parents doivent :


